Entretien avec Stéphane Demets et Olivier Tarbès, co-fondateurs de TRACTR

Qui êtes-vous et quelle est votre activité ?

Chez TRACTR, on développe des stratégies d’affaire internet. Nous sommes deux associés et une équipe de 7 personnes. Nous misons beaucoup sur l’analyse et la conception. Au-delà du métier en lui même, ce qui nous intéresse particulièrement c’est de rencontrer les gens, analyser leurs problématiques et de leur proposer des approches novatrices et personnalisées.

Nos services se regroupent principalement autour des grands domaines que sont la Création, la Technologie, la Stratégie et l’Optimisation, le tout appliqué spécifiquement au web. Nous collaborons avec des annonceurs divers et variés, de la PME aux grands groupes comme Pages Jaunes, Sympatico ou encore Hydro-Québec.

Quelle a été votre motivation première, celle qui vous a fait glisser inévitablement vers le statut d’entrepreneur ?

Stéphane Demets : Ça remonte a très loin, c’est dans ma nature. J’ai passé 80% de ma vie active comme travailleur autonome. J’ai d’abord fait des études en design, ensuite j’ai eu des opportunités. J’ai travaillé à la pige, et puis j’ai créé ma première entreprise au cours d’une rencontre lors de ma deuxième vague d’études. J’étais intéressé par la musique et j’ai fait des études à l’école Musitechnic, ou il y avait un volet gestion artistique, business, et c’est là que j’ai fait une rencontre, avec qui on a commencé à faire du booking et qui a fini par devenir une maison de disque: C4.mu

En parallèle, je continuais à travailler à la pige, et puis j’ai eu l’opportunité d’être employé chez Juste Pour Rire. Pour moi, ça représentait cette grosse structure du milieu culturel, et ce poste qui rejoignait mes compétences et ma passion. Donc, j’y ai gagné une grosse expérience dans le web, et en plus à vocation culturelle, et tout c’est orienté logiquement vers le web et la rencontre avec Olivier qui y travaillait également. Et tout ça s’est dessiné et concrétisé avec Olivier en cette entreprise qu’est TRACTR aujourd’hui. En résumé, Tractr découle donc de ma rencontre avec Olivier Tarbès à Juste Pour Rire, où l’on travaillait comme employés, au département web. Olivier, comme chef de projet et moi comme directeur artistique.

Olivier Tarbès: J’ai toujours participé à de nombreux projets, personnels, sportifs, associatifs…entrepreneur était la suite logique après une première expérience professionnelle chez Juste Pour Rire. Avec Stéphane, on venait de passer 8 mois à travailler intensément dans le cadre du festival et lorsque l’opportunité s’est présentée, nous n’avons pas hésité longtemps avant se lancer dans cette nouvelle aventure. On s’occupait de tous les projets web du Groupe, nous avons simplement continué à le faire dans un cadre d’agence.

Et en ce qui me concerne, je voulais monter des festivals, je ne faisais pas de web. Je suis entré chez Juste pour Rire, comme stagiaire pendant mes études de marketing, et on m’a demandé d’assurer l’intérim du chef de projet web, ce que j’ai accepté autant pour rendre service que par curiosité de comprendre cet univers qui me fascinait! De temporaire, la situation est devenue permanente. Après ma maîtrise en Gestion de Projet je suis donc revenu chez JPR en tant que chef de projet web, dans l’optique de développer encore un peu plus ma compréhension du fonctionnement du festival, à un poste extrêmement transversal, qui me donnait l’occasion de collaborer avec toutes les unités du groupe ayant besoin de communiquer en ligne. C’est qui est drôle c’est que Stéphane et moi sommes entrés dans le monde du web par une porte détournée, celle de la culture! D’où la culture web !

Qu’est-ce qui est le plus dur à gérer ?

Stéphane Demets : On a commencé tout de suite à quatre, avec un gestionnaire projet, et un développeur intégrateur. Donc dès le début, on est parti avec une équipe à gérer en plus du reste.

Olivier Tarbès : Le plus dur a toujours été la gestion de croissance et les risques qui y sont associés. Pour ma part il a longtemps été difficile d”accepter la part d’inconnu qui par définition ne se maîtrise pas. On a beau essayer de prévoir, de mettre des indicateurs, mais en général il ne se passe jamais ce qu’on avait imaginé. Au-delà de ça, lorsque l’équipe augmente il faut mettre en place de plus en plus de processus de coordination du travail et de suivi de la qualité, ce qui ne va pas toujours dans le sens de la créativité et des solutions sur-mesure que nous affectionnons.

Au contraire, qu’y avez-vous gagné ?

Pour nous, c’est un état d’esprit qui nous correspondait à la base. On a toujours monté des projets. L’expérience Juste pour Rire devait pour chacun de nous, nous permettre d’acquérir de l’expérience. Au final, on a lancé notre entreprise! On apprend tous les jours à relever de nouveaux défis, et ça, c’est extraordinaire! Ce qu’on y a gagné, c’est la possibilité de faire le métier qu’on aime dans l’esprit qui nous correspond. C’est la vraie liberté! Bien sur la liberté est paradoxale, c’est aussi celle d’avoir beaucoup de responsabilités, mais finalement faire ce qu’on aime et que ça marche, se lever tous les matins pour des projets que nous avons choisis est une expérience incroyable.

La Question Ri-Ki-Kiwili: Alors… Heureux ?

Stéphane et Olivier: Oui, on stresse, on a des doutes, des inquiétudes, mais oui, on est heureux, car cela fait partie du jeu. Pour rien au monde, on ne changerait notre situation. On est heureux et surtout content d’être deux associés et une équipe formidable!


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